Renaissance végétale au cœur du cloître

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Fragilisé par la proximité du chantier de restauration du grand cloître, le jardin nécessitait une remise en état. Celle-ci s’imposait pour redonner à ce lieu, au cœur du centre-ville, lisibilité et cohérence.

Une analyse conduite conjointement par la direction du musée des Augustins et la direction du Patrimoine Végétal de la mairie de Toulouse a été menée sur cet écrin de verdure, qui occupe une place de choix dans le parcours de visite. Un aménagement provisoire a été proposé dans le respect de ses lignes actuelles, tenant compte de l’état de santé des plantes, de leur adaptation aux évolutions climatiques, ainsi que du projet scientifique et culturel du musée, en cours d’écriture.

Depuis le début du mois d’avril, les jardiniers de l’entreprise IdVerde sont intervenus pour mettre en œuvre les nouvelles implantations, avec le regarnissage des massifs en fleurs vivaces, l’installation de 28 pots en acier et la mise en place d’assises dans les allées.

Un ancrage souterrain de motte

Ce système de fixation est composé de trois ancres disposées au fond du pot, en triangle autour de la motte, de trois sangles d’arrimage et d’une sangle munie d’un tendeur à cliquet pour la mise sous tension lors du serrage final.

Plus discret qu’un tuteurage, l’ancrage de motte permet une excellente résistance du conifère aux épisodes venteux.

Le système d'ancrage de motte

Ce mobilier amovible accueille des végétaux (ifs, genévriers, cyprès) au port colonnaire. Leur forme étroite, droite et compacte reprend l’aspect d’une colonne verticale, avec des branches courtes orientées vers le haut.

Visuellement l’implantation en ligne de ces conifères respecte le rythme et la perspective des colonnes du cloître. L’objectif esthétique est de recréer du relief et du rythme sur cette bande.

Un dispositif éco-responsable

Les pots, qui disposent d’un système intégré de réserve d’eau, sont garnis de terreau constitué d’un mélange de tourbe et de fibre de laine de roche minérale hydroabsorbante.

Ce matériau, sans additif artificiel, présente une excellente capacité d’absorption, de rétention et de restitution d’eau à la plante.

Il améliore aussi la structure du sol, protège le végétal empoté contre le stress hydrique grâce à son effet tampon et réduit l’arrosage jusqu’à 50%.

Un terreau composé de tourbe et de laine de roche hydroabsorbante

Une intervention était indispensable pour redonner à ce jardin un état propice à l’accueil du public et l’inscrire pleinement dans la nouvelle identité du musée, plus moderne, plus ouverte et plus lumineuse.

La refonte complète du jardin pourrait être envisagée à l’horizon 2029, afin de lui insuffler une véritable ambition esthétique et artistique.