Une nouvelle muséographie
Ni tout à fait le même ni tout à fait un autre : de nouveaux aménagements muséographiques ont été réalisés afin de proposer au visiteur un nouveau parcours, sensible et cohérent, qui renouvelle et réenchante la visite du musée des Augustins.


Une des dernières acquisitions du musée à découvrir
Henri Martin, La Course à l’abîme, 1882.
Mairie de Toulouse, musée des Augustins – Photo Daniel Martin
Un nouveau parcours…
La fermeture du musée a offert l’occasion de repenser le parcours de visite en rythmant différemment la découverte des salles, en valorisant les espaces de transition, en écrivant autrement le récit des collections, en accrochant des œuvres bien connues et d’autres qui le sont moins. De nouvelles thématiques sont aujourd’hui mises en exergue et des interventions contemporaines offrent un nouveau regard sur le lieu, participant à une toute nouvelle expérience de visite.
… à la redécouverte des collections
Qu’est-ce qui fait la singularité de la collection du musée des Augustins ? Comment les œuvres que nous avons sous les yeux sont-elles arrivées là, quelle histoire de Toulouse nous racontent-elles ensemble ? Conservatoire de monuments disparus de la ville, le musée des Augustins a aussi bénéficié de centaines d’envois de l’Etat, mais aussi de la générosité de donateurs et mécènes. Autant de fils à tirer pour rappeler combien les musées sont des lieux vivants et sensibles, des constructions collectives, le fruit d’innombrables choix et d’autant de hasards.

Un chapiteau roman du 12e siècle, provenant du monastère disparu Notre-Dame de la Daurade à Toulouse
Mairie de Toulouse, musée des Augustins – Photo Daniel Martin

Une représentation de la mort de Cléopâtre
Antoine Rivalz, La Mort de Cléopâtre, entre 1700 et 1715
Mairie de Toulouse, musée des Augustins – Photo Daniel Martin
… avec d’autres clés de lecture
En quoi ces peintures, ces sculptures nous parlent-elles du monde dans lequel nous vivons ? Quel héritage révèlent-elles, quels imaginaires ont-elles façonnés jusqu’à aujourd’hui ? Dans ce nouvel accrochage, une attention particulière est portée aux modes de représentations des personnages, aux codes utilisés, aux stéréotypes qui dessinent souvent les héros et héroïnes peuplant notre univers visuel et mental. Autant de clés de lecture qui résonnent avec des questionnements très contemporains !
Une visite en liberté
Rien d’imposé pourtant : la visite du musée et la découverte de ces œuvres choisies n’en restent pas moins une expérience personnelle, un partage de connaissances ou une simple mais essentielle rencontre esthétique, selon les envies et les besoins du moment. Espérons que, à l’issue de la visite, chacun sera enrichi, légèrement troublé, jamais indifférent !
C’est quoi la muséographie ?
La muséographie définit la façon dont les œuvres sont présentées, organisées, éclairées, contextualisées, et comment le public circule dans l’exposition. C’est une discipline à la croisée de la scénographie (l’agencement de l’espace), la pédagogie (les textes, les dispositifs interactifs), l’esthétique (les choix de rythme, de couleurs, de lumières) et parfois même la psychologie du regardeur (comment capter l’attention ou ménager des temps de pause).
Le nouveau parcours muséographique est le fruit du travail conjoint mené par l’équipe de conservation et le service des publics du musée avec une équipe pluridisciplinaire de scénographes : l’agence Scenografia, représentée par Valentina Dodi, associée à Igor Devernay pour le graphisme (agence Grafica) et à Benoît Deseille – Hi Lighting Design pour l’éclairage.
